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10 raisons pour éviter de passer à l’action

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10 raisons pour éviter de passer à l’action

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Alors que la question de l’impact est de plus en plus présente dans l’esprit des dirigeants d’entreprise. Beaucoup d’entre eux hésitent encore à passer à l’action. Sur la scène du Sustainable Leaders Forum, Emmanuel Vivier, cofondateur du HUB Institute, et Marina Vassallo Rachline, fondatrice de Wave Makers, ont repris les dix excuses les plus fréquemment exprimées.
  • “C’est pas notre faute !”

Le jour du dépassement, qui annonce l’épuisement des ressources produites par la Terre en une année, arrive de plus en plus tôt. Sur 20 milliards de tonnes de CO2 émises à l’échelle mondiale, 13 sont dûes à la Chine, mais 1 milliard reste néanmoins émis par la France.

  • “On y arrivera jamais, c’est trop tard !” 

La France est malgré tout troisième sur le podium des entreprises les plus responsables et performantes, il est donc possible d’allier ces deux qualités. 

  • “C’est trop compliqué pour nous !”

Pour avoir une activité responsable, il faut certes faire preuve d’initiative. Si certains comex éclairés peuvent mener la transition au sein de l’entreprise, les équipes peuvent tout aussi bien être porteuses de changement lorsque le leadership manque. “C’est une question de volonté”, affirme Marina Vassallo Rachline, “il n’y a jamais eu autant de contenu disponible pour nous guider”. 

Emmanuel Vivier rappelle également que les pénalités existantes pour les entreprises en retard sur leur transition, sont de plus en plus utilisées pour soutenir les startups responsables dans leur développement. 

  • “Ukraine, Covid19, logistique, désolé mais ce n’est pas notre priorité !”

Travailler sa transition durable, c’est travailler sa perception sur le marché et trouver de nouveaux clients. “La durabilité est un formidable accélérateur”, renchérissent les deux intervenants. Le chiffre d'affaires n’est pas la seule motivation : derrière les entreprises, les consommateurs tout comme les actionnaires font aussi pression.

  • “Cela va nous ralentir par rapport à la concurrence”

Aujourd’hui, 27% des français sanctionnent les entreprises non responsables. Avoir un modèle durable augmente les parts de marché des entreprises soucieuses d’innover.

  • “On a pas les moyens, l’écologie c’est bien gentil, mais ça coûte trop cher”

La fondatrice de Wave Makers prend l’exemple de Samsung qui, pour un moindre coût, a enlevé les piles de ses télécommandes pour les alimenter à l’énergie solaire, et a retiré les agrafes et les couleurs de son packaging. “Pas de grands discours, mais plein de petites actions simples et efficaces”, continue Emmanuel Vivier.

  • “Faut arrêter de stresser ! La technologie et Elon Musk vont nous sauver”

Les 17 ODD des Nations Unies sont très variés : le climat n’est qu’une partie de la transition durable que nous devons tous entreprendre. De surcroît, la technologie consomme aussi des ressources, et la pollution numérique, bien qu’invisible, représente 0,4% des émissions au niveau mondial.

  • “On a pas encore de responsable RSE, on attend mais on va bientôt agir… promis”

Le 30 mars 2022, la Commission Européenne a décidé du Pacte Vert, qui s’ajoute dans la lignée d’une nouvelle norme privilégiant les projets durables. Les entreprises qui auront pris de l’avance sur leur transition auront un avantage concurrentiel non négligeable.

Pour appuyer ce point, Marina Vassallo Rachline prend l’exemple de Petit Bateau, qui depuis 2017 travaille à réduire l’impact de ses produits 100% cotton, et loue ses articles pour enfants.

  • “La transition durable, ça va… C’est juste du bon sens !”

Il faut aller plus loin que les petits gestes du quotidien, et fédérer tout ce que l’entreprise fait de “bien” pour le comparer au marché. La mesure de son bilan carbone doit toujours être suivie d’un benchmark.

  • “On est déjà au top de la régulation et on est quasi parfaits, éthiques… avec un super responsable communication RSE”

La transition durable doit être essaimée dans l’entreprise, et non centralisée sur un poste : le cœur même du business doit être impacté. Les deux intervenants citent comme exemples de marques proactives Patagonia, ou encore Interface. Les entreprises, ils l’affirment, doivent avoir un rôle sociétal important, et faire partie de l’économie régénérative.