IMPACT CSR LEADERS

Transition environnementale : la science, boussole pour les entreprises

12:24 min
IMPACT CSR LEADERS
temps de visionnage :
12:24 min

Transition environnementale : la science, boussole pour les entreprises

Ecouter cet article
Partager cet article
No items found.
No items found.
No items found.
En partenariat avec
CEO d’Axa Climate, Antoine Denoix était présent au Sustainable Leaders Forum avec l’intention de convaincre sur la nécessité d’intégrer la science au sein des entreprises. C’est selon lui, la condition sinéquanone d’une réussite pérenne de transition écologique. Au départ d’un constat sur les pratiques actuelles, Antoine Denoix détaille la manière dont la science peut être un allié fort dans la manière dont les entreprises luttent contre le réchauffement climatique.

70% de l’eau utilisée pour l’agriculture mondiale s’avère être de l’eau douce. Une donnée scientifique extrêmement importante : liées au réchauffement climatique, de nombreuses régions du monde vont être soumises à un stress hydrique très prononcé. Des arbitrages collectifs seront alors nécessaires, pour dédier l’eau aux populations, à l’industrie, ou à l’agriculture. 

Après l’eau, la ressource la plus utilisée est le sable. Le sable qui est utile pour la construction de nos habitations doit avoir une certaine qualité. Il est donc souvent importé depuis des endroits déjà extrêmement dégradés, notamment le fameux détroit du Mékong. Pour Antoine Denoix la science est une solution forte et permet de comprendre l’aspect systémique de cette situation. Plus nous puisons du sable dans ces détroits et deséquilibrons les sédiments de ces détroits, plus la montée des eaux va s’accentuer.

Paradoxalement, selon le CEO d’Axa Climate, notre lutte contre la pollution favorise le réchauffement climatique. Pour Antoine Denoix, sans nos activités polluantes, la mesure de ce réchauffement ne serait pas à +1,1°C mais à +1,6°C. Un résultat, issu de données complexes qui doit être pris en compte. L’enjeu d’Axa Climate est donc de travailler sur ces vérités pour interpeller les décideurs et leurs collaborateurs et les amener à prendre en compte de nouvelles pratiques. 

Il nous faut mettre au regard ces vérités, les implanter dans les organisations, et faire réagir les décideurs mais aussi les professionnels dans tous les niveaux de l’entreprise.

- Antoine Denoix, CEO (Axa Climate)

La science, source d’indicateurs fiables pour les entreprises. 

Nous avons basculé au tournant des années 2000 dans un développement durable “dur”. A l’inverse du développement durable souple que nous pratiquions depuis les années 1980, où les enjeux climatiques n’étaient pas encore au devant de la scène. Ce développement durable “dur” nous amène à imposer des contraintes scientifiques face aux décisions de grandes entreprises. À l’image des neuf limites planétaires présentées par le Centre de Stockholm.

Quand la lutte pour le réchauffement climatique devient scientifique

Selon Antoine Denoix, les entreprises doivent implémenter davantage la science dans leur stratégie de lutte contre le réchauffement climatique. Il s’agit d’utiliser la science non plus comme une source de données cloisonnées, mais comme un ensemble de facteurs interdépendants qui doit régir l’ensemble des stratégies d’entreprises.

La réglementation devient scientifique

Les patrons du CAC40, qui avaient l’habitude d’auditer leurs comptes à travers des flux financiers, vont devoir se reporter sur des données physiques. Ils devront répondre par exemple d’une consommation précise d’eau et estimer si celle-ci est durable dans leur environnement local. 

La mesure d’impact est scientifique

Les entreprises devront mesurer leur impact environnemental de manière scientifique en s'appuyant sur des caractéristiques environnementales locales.

La stratégie est scientifique

Les entreprises ne peuvent pas uniquement baser leur stratégie sur leur marché mais doivent aussi prendre en compte des facteurs exogènes. La science est aussi sociale, et marque le progrès démocratique dans certaines zones du monde. Ce sont ces scénarios positifs ou négatifs qu’il faut appréhender et qui ont un impact stratégique sur nos entreprises. 

La lecture du risque est scientifique

Nous avons intérêt à utiliser des exemples locaux pour illustrer les rechauffement climatique.  Utiliser une moyenne mondiale n’a pas de sens. Il y a par exemple un écart de 34% entre la montée des eaux en Asie du Sud-Est et celle observée sur la côte américaine. L’analyse des courants dont dépendent la montée des eaux donne une vision claire aux gérants d’entreprise.

La science est un business !

Axa Climate nourrit des formations au développement durable à tous les niveaux d’entreprises en marque blanche. Leur objectif est de toucher un maximum de gens pour que ces enjeux soient bien compris par tous.

Antoine Denoix conclut par cette citation :

“Learn how to see. Realize everything connects with everything else.” Leonardo Da Vinci.

La science est une question de regard sur le vivant et sur le réel. Cette science vit sa propre révolution copernicienne : elle devient systémique pour faire des liens entre tous ces facteurs pour comprendre que tout est lié. Tout parle en résonance pour respecter le vivant dans tout ce qu’il a d’intégral.

Hebdomadaire ou bimensuelle, retrouvez dans votre newsletter un décryptage des tendances business d'actualité à partager avec vos équipes, un cas d'usage analysé par nos experts pour vous inspirer, ainsi qu'une sélection des solutions innovantes à déployer facilement.

La newsletter linkedin qui analyse les actualités de l'IA générative et son impact sur vos transformations business et métiers, par Emmanuel Vivier.

Je m'abonne