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Pourquoi le CES est aussi le showroom de l'industrie ?

Par : Thibault Deschamps
5 février 2019
Temps de lecture : 5 min
Chapo

Le 28 janvier dernier avait lieu le HUBTALK CES, Industrie 4.0 & IoT organisé par le HUB Institute. Lors de cet événement, de grands groupes tels que TOTAL ou Siemens mais aussi des startups se sont réunis pour échanger leurs points de vue en matière de digitalisation des processus industriels. Point d'ancrage de cet événement : le retour d'expérience du CES de Las Vegas.

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Alexandre Lacour, Senior Digital Expert Industrie 4.0 au HUB Institute, introduit ce HUBTALK en résumant quelques grandes tendances technologiques observées lors du CES 2019 de Las Vegas et ayant un impact fort sur l’industrie. On parle notamment de :

La notion de résilience

"Sont dits résilients les systèmes et technologies capables de résister à des chocs ou tensions extérieures censées altérer leurs fonctionnements. Ils doivent être en mesure de résister, ou bien de revenir à leur état de fonctionnement normal." 

Sous cette thématique, le CES a notamment rassemblé toutes les startups et entreprises concevant des solutions de cyber sécurité.

L’essor de la 5G et de l’Internet des Objets (IoT)

"Avec l’arrivée prochaine de la 5G, nous passerons de 4,6 milliards d’objets connectés aujourd’hui à près de 11,5 milliards d’ici 2020." La promesse d’un réseau mobile plus rapide n’est que la partie émergée de l’Iceberg lorsque l’on évoque le potentiel de la 5G.

Cette dernière combine sa vitesse à un taux de latence extrêmement réduit, décuplant le nombre d’objets connectés au mètre carré. En plus des smartphones grand public, ce sont aussi tous les objets connectés des smart cities de demain qui en dépendront, mais aussi les industries dite 4.0.

Concrétisation de l’Industrie 4.0

"Il s’agit de toutes les chaînes de production qui intègreront by design les notions de cyber sécurité, mais aussi le potentiel de la 5G et de l’Internet des Objets, ou encore de l’automatisation et de la réalité mixte."

CES : une TOTAL obligation en matière de veille

Michael Offredi, Digital Ecosystem & Innovation Officer de TOTAL, revient sur l’expérience CES de son groupe. Depuis près de 4 ans ce dernier effectue régulièrement des learning expeditions (notamment avec le HUB Institute) et y engage notamment son directoire.

"Le CES, c’est l’image arrêtée de l’innovation au niveau mondial. A un instant T, vous pouvez connaître absolument tout des tendances sectorielles et technologiques dans lesquelles les métiers investissent." 

TOTAL y tenait aussi un stand cette année afin de tirer profit de la forte exposition du CES pour valoriser quelques startups partenaires intéressantes, mais aussi communiquer au marché ses enjeux de développement.

Siemens repense l'utilisation du jumeau numérique

Pour Siemens, la digitalisation des processus industriels est un très grand enjeu. "Cette digitalisation représente à l’échelle de la France pas moins de 100 milliards d’euros de potentiel de croissance additionnel !" s’exclame Vincent Jauneau, VP directeur du secteur Industrie du groupe.

Ce dernier revient sur la stratégie de Siemens en la matière et notamment comme il conçoit de nouveaux modèles de performance industrielle par l’usage des jumeaux numériques. Ils sont appliqués aux produits, aux lignes de production, mais aussi à la prédiction des performances futures.

"Nous pensions avoir des usines avec un TRS supérieur à 99%. Et bien non, nous avons encore récupéré 5% grâce à ces nouveaux modèles en moins d’un mois."

Le potentiel de l'industrie digitalisée selon Thales

Thales débute sa transformation digitale en 2016 avec l’ouverture de ses premières digital factories. "Leur objectif : proposer des solutions digitales répondant tant aux besoins des clients que du groupe" explique Benjamin Godreuil, Responsable groupe des projets Industrie Digitale.

La société s’est notamment intéressée à l’application de la VR qu’elle a intégrée à sa ligne de manufacture de satellites à Toulouse. En disposant d’un modèle virtualisé de tous les objets assemblés, les techniciens peuvent accélérer et améliorer la qualité de leurs vérifications d’assemblage et de conformité.

Benjamin Godreuil met toutefois en garde : « Le vrai souci en Industrie 4.0, c’est de savoir sortir du complexe de gadget. C’est d’autant plus vrai dans des sociétés technologiques remplies d’ingénieurs qui adorent les choses qui brillent mais ne s’accordent pas à de réels besoins. »

Table Ronde

La traditionnelle table ronde du HUBTALK rassemble trois startups innovantes :

Ulrich Rousseau, CEO de WI6LABS. Cette dernière propose des solutions visant à "déceler les comportements anormaux et de prédire les pannes avant qu’elles n’arrivent." L’exemple d’application étant l’installation de capteur sur les portes des bus pour en surveiller le nombre d’ouverture et leur consommation électrique. Ceci a permis aux mécaniciens de déterminer quelles portes s’ouvrent le plus souvent et donc nécessitent l’entretien le plus fréquent."

Cédric Gabillard, CTO Executive d’E-Cassini. Cette société propose une solution associant le principe de nuage de points à des données géographiques. L’objectif étant d’optimiser conjointement les espaces physiques et digitaux. Des entreprises comme Veolia et Suez testent actuellement la solution afin de disposer de doubles digitaux de leurs réseaux (eau et gaz) urbains et ruraux. "Nous constatons des gains de performance de 80% dans le traitement opérationnel des données générées par ces réseaux."

Clément Collignon, Growth Manager pour FIELDBOX.AI. Il s’agit d’une plateforme permettant la conception et le déploiement rapide d’algorithmes d’intelligence artificielle dans les opérations industrielles. "L’objectif est de simplifier l’analyse des données mais aussi de développer les connexions opérationnelles avec cette donnée." TOTAL et la SNCF exploitent d’ores et déjà cette solution pour l’optimisation de leurs différentes activités industrielles.

Chacune de ces trois startups ayant participé au CES, ce REPLAY est aussi l’occasion d’entendre leurs opinions à ce sujet.

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La mission de Thibault en tant que Content Manager est de concevoir un storytelling performant associant la richesse des contenus de nos partenaires (IBM, Microsoft, Linkfluence, …) et les performances de nos formats éditoriaux (interviews, articles de fond, case study, condensés d’étude...) afin de leur garantir le meilleur rayonnement . 

Titulaire d’un master de journalisme et d’un DUT Services et Réseaux de Communication, Thibault s'appuie également sur sa culture de l’IT et du marketing,...