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Mardi 10 décembre 2019 -
HUBLAB, Paris

 

Social media : quelles tendances pour 2020 ?

Par : Maxime Tricoire
10 décembre 2019
Temps de visionnage38 min

Les réseaux sociaux font aujourd’hui pleinement partie de notre vie quotidienne. Qu’il s’agisse de s’informer, de discuter ou plus simplement de partager, les outils évoluent en permanence pour conquérir le cœur de leurs cibles. Après avoir dressé un panorama des outils, Emmanuel Vivier et Nina Rolin, respectivement cofondateur et planneur stratégique du HUB Institute, nous livrent 5 tendances qui vont impacter le monde des réseaux sociaux en 2020.

Messenging : une tendance qui ne s’essouffle pas

  • "En 2018, le messenging c’est près de 11 millions d’utilisateurs quotidiens en France, soit le double par rapport à 2017" explique Nina Rolin. Si Facebook domine encore largement le marché, notamment grâce à Messenger (26,8 millions d’utilisateurs français) et WhatsApp (22,6 millions d’utilisateurs français), d’autres acteurs cherchent à se différencier en proposant de nouvelles fonctionnalités ou en s’adressant à des cibles précises. Pour n’en citer que quelques-unes : Discord (gaming), Hangout (messagerie professionnelle) ou Telegram (messagerie cryptée).
     
  • Facebook n’entend pas pour autant se laisser faire. L’entreprise américaine a récemment lancé Portal, un outil mêlant messenging, vidéo et réalité virtuelle. Le but est pour la marque de rapprocher et d’enrichir les échanges entre consommateurs. "Dans le même temps, Facebook réfléchit à une fusion des outils de messenging de Messenger, WhatsApp et Instagram. Cela simplifierait l’usage pour l’utilisateur, mais rendrait également plus difficile un potentiel démantèlement par les autorités" indique Emmanuel Vivier.
     
  • De leur côté, les applications chinoises accélèrent. Avec près de 92% de taux de pénétration sur le marché chinois, WeChat commence à s’exporter à l’international. L’outil est d’ores et déjà utilisé par la SNCF pour converser avec les quelque 2,1 millions de touristes chinois voyageant en France. 

Le paiement : nouvel horizon des réseaux sociaux ?

  • Les réseaux sociaux accélèrent également sur les fonctionnalités de paiement. Si WeChat et AliPay restent les exemples les plus probants, d’autres applications s’emparent du sujet. C’est le cas de la messagerie coréenne Kakaotalk qui a fait le choix de devenir une banque à part entière. "C’est un véritable succès : en seulement 2 ans, près de 9,3 millions de comptes bancaires ont été ouverts, soit près de 18% de la population" indique Nina Rolin.
     
  • Le groupe Facebook n’est pas en reste. Le géant américain a annoncé successivement les lancements de Libra (cryptomonnaie), Calibra (portefeuille numérique) et Facebook Pay (outil de paiement intégré nativement à Facebook et Messenger). De son côté, Instagram continue le développement du paiement in-app, une fonctionnalité de plus en plus utilisée par les marques.
     
  • "Si ces solutions vont considérablement simplifier le paiement, une question se pose néanmoins : comment les différents organes de gouvernance, les états en tête, vont faire pour pouvoir garder le contrôle sur ces transactions" interroge Emmanuel Vivier. 

La guerre des contenus perdure

  • À mesure que le reach organique des réseaux sociaux s’effondre, le temps dédié au visionnage de vidéos en ligne explose "De 84 minutes de visionnage par jour et par internaute en 2019, nous allons passer à 100 minutes en 2021" explique Emmanuel Vivier. Un constat qui va obliger les plateformes de streaming à se positionner quant aux types de formats et à la temporalité dans lesquels elles veulent s’inscrire.
     
  • Les contenus live prennent eux aussi de plus en plus d’importance, si bien que toutes les plateformes disposent aujourd’hui de leurs propres outils. Un constat qui s’explique par la puissance d’engagement dont dispose le format "En Chine, le live sert même à soutenir les ventes du Single Day. Tao Bao a ainsi réussi à rassembler plus de 13 millions de spectateurs et enregistré 150 000 précommandes sur le dernier parfum de Kim Kardashian en utilisant ce format."

Des stratégies d’influences toujours plus présentes

  • Les typologies d’influenceurs sont aujourd’hui plus nombreuses que jamais. Nano ou méga, anonyme du net, célébrité historique ou influenceurs digitaux, il en existe pour tous les gouts et tous les couts. Un constat qui pousse les marques à faire de plus en plus appel à eux : 65% des influenceurs français déclarent ainsi avoir reçu plus de sollicitations de la part des marques que l'année précédente.
     
  • Pour autant, la transparence n’est pas toujours au cœur des pratiques. Outre les scandales liés au drop shipping, les consommateurs n’identifient pas toujours le sponsoring des contenus. C’est le constat dressé par l’ARPP qui estime que seulement 45% des campagnes d’influences sont correctement identifiés.

Les médias sociaux à l’ère des fake news 

  • Démocratisés depuis l’affaire Cambridge Analytica, les fake news sont aujourd’hui partout. Auparavant textuelles, ces dernières se transforment grâce à l’intelligence artificielle pour devenir audio ou vidéo. "Auparavant, on nous disait de ne pas croire ce qu’on lisait sur internet. Aujourd’hui, il ne faut pas non plus croire ce qu’on y voit" ironise Emmanuel Vivier. 
     
  • Si la modération parfaite n’existe pas, les plateformes se sont pourtant largement emparées du sujet. Qu’il s’agisse du fact check de YouTube en Inde, l’interdiction des publicités politiques en période d’élection sur Twitter ou les outils de modération de Facebook, toutes les plateformes se mobilisent.
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Maxime
Tricoire
Content Producer

Diplômé du MBA Digital Marketing & Business de l’EFAP, Maxime s’appuie sur sa culture du monde digital pour dénicher les dernières tendances et insights. Fort de plusieurs expériences du côté de l’annonceur, il met sa plume au service de nos partenaires pour les aider à élaborer des contenus à fortes valeurs ajoutées. Ses buts : découvrir, informer et éduquer.